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Article paru en octobre 2025

article magazine municipal 202510


Texte de l'article

Sous l’Ancien Régime, les petites écoles se multiplient dans les paroisses de campagne, sous l’impulsion de congrégations religieuses qui se spécialisent dans l’enseignement.
À Grézieu, deux religieuses de Saint-Joseph sont signalées, en 1804, aux côtés d’un instituteur établi à son compte.
En 1833, la loi Guizot institue les prémisses d’un enseignement primaire public, mais qui n’est encore ni obligatoire, ni laïc. À Grézieu, la commune verse à l’instituteur public une rétribution annuelle de 200 francs, et les enfants d’indigents sont accueillis gratuitement.

En 1839, un local est acheté par la municipalité pour accueillir l’école des garçons au rez-de-chaussée, et la mairie à l’étage. Cette maison se situe au débouché sud du chemin de Ronde, près de la boucherie. Les filles, de leur côté, sont toujours scolarisées par les religieuses.

En 1876, dans le contexte de l’affirmation croissante des idées républicaines et des progrès électoraux réguliers de leurs partisans, la municipalité de Grézieu décide la construction d’un groupe mairie-écoles sur la place publique, située à l’est du bourg. En 1882, il est inauguré par François Cassetti, le Maire de l’époque. La même année, les lois scolaires de Jules Ferry instituent un enseignement laïc, gratuit et obligatoire pour les garçons et les filles.

En 1893, le bâtiment est surélevé. A l’heure actuelle, il accueille toujours la Mairie de Grézieu.
L’école publique, seule à Grézieu depuis la fermeture de l’école libre en 1902, poursuit son développement, au rythme de la croissance démographique de la commune. Le nombre de classes et d’élèves augmente, et de nouveaux bâtiments sortent peu à peu de terre.

En 1965, le groupe scolaire, composé des vieilles classes de la Mairie et des nouveaux bâtiments construits derrière la Poste en 1954, reçoit le nom de Georges Lamarque (1914-1944), héros et martyr de la Résistance, Compagnon de la Libération, et membre d’un réseau agissant à Grézieu pendant la guerre.

En 2018, les nouveaux locaux construits le long de la voie verte complètent ceux implantés dans le centre bourg depuis 1978.